Mythologies

Ensemble Stradivaria
Les Lunaisiens

Ferme de Villefavard

17 € plein tarif ; 12 € (étudiants, demandeurs d’emploi, adhérents des Amis des Concerts,habitants de la commune de Villefavard) ; Gratuit pour les moins de 16 ans

Mythologies


concert scénographié pour voix et orchestre

Présentation
Imaginez un monde baroque sans Jupiter, sans l’Olympe et sans l’univers mythologique des Anciens… Imaginez cette musique baroque que nous chérissons, sans les attributs de Zeus (son sceptre et sa foudre), sans le trident de Poséidon, sans la lyre d’Apollon. Soudain, plus de tempête, plus de sommeil, plus de métamorphoses. Constatons que sans tous ces attributs, la Tragédie Lyrique ne serait pas.
Avec ce concert théâtralisé, Daniel Cuiller et Arnaud Marzorati révèlent l’extraordinaire machinerie contenue dans les grandes partitions de la tragédie baroque française. Vocalité et virtuosité partagent le « feu et le fer » des éléments. Les amours de l’Olympe, les batailles des cieux, la sensualité des nymphes donnent naissance aux plus belles pages de notre répertoire baroque. Lully, Marais, Rameau et d’autres encore racontent ces merveilleuses histoires qui sont les fondations de notre culture, mais aussi de notre humanité.
Ces Mythologies nous propulsent par conséquent au cœur de nos craintes contemporaines. Écoutons les prédictions de Cassandre et craignons la colère de Jupiter.
Les figures des mythes ne nous ont jamais quittés : aujourd’hui encore le labyrinthe, le Minotaure, Tantale et Sisyphe, les prédictions de Cassandre ou le ruissellement de l’or sur le ventre de Danaé sont des éléments familiers de notre quotidien. Et bien souvent il nous semble que le recours à des mythes si anciens nous permet, avec une facilité déconcertante, de déchiffrer notre monde – ou du moins le décrire, comme si ces histoires en étaient d’avance la caricature. Avec les
mythes, notre modernité a en partage la métamorphose et l’hybris – le crime de démesure.
Pour séduire une jeune fille, mortelle ou nymphe, Zeus a souvent fait le choix de quitter son Olympe puis d’apparaître sous une forme séduisante. Cette fois encore, nous inviterons l’auditeur à suivre une énième métamorphose de Zeus, une énième tentative de séduction.
Pierre Senges

distribution

Arnaud Marzorati, mise en espace, narrateur, direction artistique des Lunaisiens
Camille Poul, soprano
Aimery Lefèvre, baryton
Pierre Senges, écrivain
François-Xavier Guinnepain, création lumières et scénographie
Daniel Cuiller, direction musicale de Stradivaria
Ensemble Stradivaria (9 musiciens)


programme musical

Jean-Philippe Rameau
Ouverture de Pygmalion
Air de l’amour (Pygmalion)
Air de Nymphe (Les Boréades)
« Nature, Amour »  (Castor & Pollux)

Antonio Vivaldi
L’Été (3e mouvement)

Marc-Antoine Charpentier
« Tristes déserts »

Jean-Baptiste Stück
« Venez, sanglante haine »

Rebel et Francoeur
Danse des Affricains  (Pirame & Thisbé)
Duo Guerrier (Pirame & Thisbé)

Nicolas Bernier
Jupiter & Europe (cantate)

Jean Féry Rebel (1668-1747)
Mélodrame – Texte sur « les Élémens »

Jean Marie Leclair (1697-1764)
« Ah, que la vengeance a de charmes »  (Scylla & Glaucus)

Marin Marais
Tempête (Alcione)

Pierre Montan Berton

Chaconne


LES ARTISTES EN VIDÉOS

les musiciens

Daniel Cuiller, directeur musical de Stradivaria
Daniel Cuiller est violoniste de formation. Ses qualités artistiques, très vite remarquées par le milieu musical classique, lui ont permis de s’engager dans une démarche personnelle en faveur des répertoires historiques, alliant pratique sur instruments anciens, recherche appliquée, diffusion et production discographique. En 1982, il crée l’Ensemble Baroque de France avant de devenir premier violon de l’orchestre des Arts Florissants jusqu’en 1986, ce qui l’amène, dès 1987, à diriger Stradivaria, orchestre spécialisé dans le répertoire baroque et classique. Sa discographie en solo sur instrument original (Sonates de Fontana, Corelli & Co, Fantaisies de Telemann, Concertos de Leclair, Corrette, Pergolèse…) rejoint la vingtaine d’enregistrements réalisés à la direction de Stradivaria (Universal, Cyprès, K617, Mirare). Sa carrière de professeur l’a conduit à impulser un mouvement pédagogique fort auprès de nombreux Conservatoires régionaux (Nantes, Angers, Brest, Caen, Rouen, Metz, Nancy, Cergy…) et nationaux (CNSMD de Paris et Lyon) ainsi qu’à Prague, aux Rencontres de l’Escorial (Madrid) et à l’Académie Internationale de Sablé (de 1992 à 2002) et à animer de nombreuses Master Classes. A la tête de l’Ensemble Arion de Montréal, il dirige la musique de ballet de Jean-Féry Rebel en 2006 et reçoit le Prix Opus du meilleur enregistrement et le Prix Opus du meilleur concert de l’année au Québec. La restitution et la recréation de la tragédie lyrique Pirame et Thisbé de Rebel et Francoeur (Angers Nantes Opéra-2007) fait suite à ses recherches à la B.N.F. Il a également écrit la musique de scène de Galantes Scènes (Angers-Nantes-Opéra et tournée en Belgique/2010-2011). De 2015 à 2018, Daniel Cuiller a exhumé trois Te Deum qui ont fait l’objet de concerts et d’enregistrements à la Chapelle Royale de Versailles avec Stradivaria (« La Querelle des Te Deum », disque paru en mars 2019).

Stradivaria
Depuis 1987, Stradivaria – Ensemble Baroque de Nantes, dirigé par le violoniste Daniel Cuiller, renoue avec la musique des grands compositeurs de l’époque baroque. L’Ensemble s’attache à interpréter le répertoire des XVIIe et XVIIIe siècles en respectant l’exigence historique de ce patrimoine musical. Largement plébiscitées par le public, les « cordes » de Stradivaria sont à l’origine de la sonorité riche, ample, souple, jouant des couleurs et de l’harmonie, que l’on reconnait entre toutes ! L’Ensemble acquiert ainsi une réputation de premier plan, à commencer par la France où Stradivaria se produit sur les scènes baroques et classiques, présent dans de nombreux festivals ; au Canada, en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie, ainsi que sur les scènes les plus prestigieuses d’Asie (Japon, Chine, Vietnam, Inde). Cette réussite, alliée à la profession de foi artistique de Daniel Cuiller, est naturellement illustrée par de nombreux enregistrements salués par la critique internationale. Parmi ceux-ci, les Concertos pour Clavecin de J.S. Bach ont reçu le « Choc de l’année 2009 » du magazine Classica ainsi que le fameux Critic’s Choice du magazine britannique Gramophone. Le disque consacré aux sonates de Fontana met à l’honneur le premier recueil connu de musique écrite pour violon datant du début du XVIIe siècle (Mirare). Cet enregistrement a obtenu une excellente critique de Muse Baroque, 5 diapasons et 4 étoiles de Classica. La création du « Te Deum pour les Victoires de Louis XV » de Henry Madin, enregistré à la Chapelle Royale de Versailles pour le label Alpha a obtenu un Clic de Classiquenews en avril 2016, le Choc de Classica et ffff de Télérama. Projet renouvelé en 2019 avec les Te Deum de Blanchard et Blamont « La Guerre des Te Deum » toujours avec Château de Versailles Spectacles. Plus récemment, à l’occasion du bicentenaire de la disparition du compositeur Jean-Louis Duport, l’ensemble enregistre les « Concertos pour Violoncelle de Jean Louis Duport ». Stradivaria reçoit le soutien de l’État-Préfet de la région Pays de la Loire, de la Région des Pays de la Loire, de la Ville de Nantes et du Conseil Départemental de Loire-Atlantique

Arnaud Marzorati, directeur artistique des Lunaisiens
Arnaud Marzorati débute le chant à la Maîtrise du CMB de Versailles et obtient un premier prix au CNSM de Paris, où il se perfectionne, ainsi qu’à l’Opéra Studio de Lyon. Son répertoire, illustré par une trentaine de disques, s’étend du baroque à la création contemporaine. Avec son ensemble La Clique des Lunaisiens, il s’entoure d’artistes ayant le même idéal de « l’art du mot chanté ». Amoureux de l’histoire de la chanson française, il est accompagné par la fondation Royaumont dans ses recherches musicologiques. Régulièrement, la Philharmonie de Paris, le Musée d’Orsay, l’Opéra- Comique, le Palazzetto Bru Zane de Venise, le Centre de Musique Baroque de Versailles, France Musique, la Scène Nationale de Dunkerque l’invitent pour des programmations spécifiques à ce travail de redécouverte afin de créer de nouvelles rencontres entre ce répertoire populaire de la chanson et la musique classique. Plusieurs enregistrements témoignent de l’originalité de sa démarche autour de la chanson historique et ont été salués par la critique : Le Pape Musulman de Pierre-Jean de Béranger, La Bouche et l’Oreille, chansons de Gustave Nadaud et France 1789 sortis sous le label Alpha production. Révolutions, sur les chansons révolutionnaires du XIXe siècle, et La Complainte de Lacenaire sur les chansons du criminel des « Enfants du paradis » sont parus chez Paraty productions. Plus récemment, Votez pour moi ! est sorti chez Aparté et Les ballades de Monsieur Brassens est à paraître chez Muso en novembre 2018.

Camille Poul, soprano
Soprano éclectique, Camille Poul amorce une carrière prometteuse en se forgeant une solide réputation d’artiste au tempérament dramatique et pétillant, dans un répertoire s’étendant du baroque au contemporain, avec une prédilection évidente pour les opéras mozartiens. Les critiques vantent les qualités de timbre de sa voix brillante et touchante, son charme et sa remarquable présence scénique. Elle a été notamment dirigée par Stéphane Denève, Emmanuelle Haïm, William Christie, Hervé Niquet, Alexis Kossenko, Jean-Christophe Spinosi, David Stern, Jean-Claude Malgoire et Damien Guillon. Elle a étudié avec Alain Buet, Jean-Louis Dumoulin, et reçu les conseils de René Jacobs, David Jones, Leontina Vaduva et Buddug Verona-James. Elle a été membre de l’académie du festival d’Aix en Provence. Camille Poul prépare ses rôles avec Agnès De Brunhoff. Elle est diplômée du CNSM de Paris pour le répertoire lyrique, du CNR de Paris pour le répertoire baroque et du CNR de Caen. Flûtiste de formation, son goût pour l’opéra s’affirme dès l’enfance, en chantant comme soliste au sein la Maîtrise de Seine Maritime dans des productions de l’opéra de Rouen (Die Zauberflöte, Carmen, La Bohème, Tosca). Camille Poul se produit dans des salles prestigieuses, telles que l’Opéra Comique, les Opéras de Lille, Rouen, Caen, Dijon, Metz, Rennes ou Vichy, le Grand théâtre de Provence, l’Opéra Royal de Versailles, le Grand Théâtre de Luxembourg. Elle a été conviée en 2013 à assurer la doublure du rôle-titre d’Hippolyte et Aricie à Glyndebourne. Elle a également chanté au Konzerthaus de Vienne, à la Philharmonie et à la Cité de la Musique de Paris, au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, au Vredenburg d’Utrecht, aux Concertgebow d’Amsterdam et de Bruges, ou encore au Quartz de Brest. Elle collabore avec de nombreux ensembles réputés, tels Le Concert d’Astrée, Academia Montis Regalis, Le Poème Harmonique. Parmi ses projets, citons la reprise de La Flûte enchantée avec Les Talens Lyriques, sous la direction de Christophe Rousset et avec une mise en scène de David Lescot (Opéra de Limoges, Théâtre de Caen).

Aimery Lefèvre, baryton
Aimery Lefèvre étudie le piano, l’orgue et le chant avant d’intégrer en 2000 la Maîtrise du Centre de Musique Baroque de Versailles. Il est ensuite admis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon où il obtient son prix dans la classe de Brian Parsons puis rejoint l’Atelier Lyrique de l’Opéra national de Paris. 2009 marque ses débuts à l’Opéra national de Paris, à l’occasion de deux productions : Il Barbiere di Siviglia (Fiorillo) et Platée (Momus). Il se produit par la suite au Grand Théâtre de Luxembourg (Dancaïre dans Carmen), au Festival de Glyndebourne (Hippolyte et Aricie), au Teatro Municipal de Santiago du Chili (Frédéric dans Lakmé), à l’Opéra de Lille et à l’Opéra de Dijon (L’incoronazione di Poppea) ainsi qu’à l’Opéra de Rouen (Dandini dans La Cenerentola). Il est par ailleurs invité régulier du Théâtre national du Capitole où on peut l’entendre dans Les Indes Galantes, La Belle Hélène, Un ballo in maschera (Silvano), Castor et Pollux (Pollux) et lors de la création mondiale des Pigeons d’argile (Toni) de Philippe Hurel. En 2015-16, il fait ses débuts à Covent Garden (L’Étoile de Chabrier). Depuis, il s’est produit dans L’italiana in Algeri (Haly) au Théâtre du Capitole de Toulouse et à l’Opéra de Tours, Béatrice et Bénédict (Claudio) et La Clemenza di Tito (Publio) au Théâtre du Capitole, Gianni Schicchi (Marco) à l’Opéra de Montpellier et Carmen (Moralès) à l’Opéra de Dijon. Il a collaboré avec des chefs d’orchestre tels que Bruno Campanella, William Christie, Gianluigi Gelmetti, Emmanuelle Haïm, Marc Minkowski, Evelino Pidò, Christophe Rousset, Kenneth Weith. Sa discographie comprend Atys de Lully et Les Indes galantes de Rameau avec La Simphonie du Marais, Le Grand théâtre de l’amour (Erato) avec la soprano Sabine Devieilhe et Les Ambassadeurs, Zais de Rameau ainsi qu’Isis de Lully avec Les Talens lyriques. Il apparait également dans de nombreuses productions DVD dont L’incoronazione di Poppea (Opéra de Lille), Giulio Cesare ainsi qu’Hippolyte et Aricie (Opéra de Paris), Hippolyte et Aricie (Festival de Glyndebourne), Les Pigeons d’argile (Théâtre du Capitole).

Pierre Senges, écrivain
Pierre Senges a publié plusieurs romans ou récits aux éditions Verticales – dont Veuves au maquillage (2000, prix Rhône-Alpes), Ruines de Rome (2002, prix du Deuxième Roman), La Réfutation majeure (2004, Folio Gallimard 2006), Fragments de Lichtenberg (2008) et Études de silhouettes (2010). Certains ouvrages ont été écrits en collaboration avec des dessinateurs, comme Géométrie dans la poussière (avec Killoffer, 2004) ou Les Carnets de Gordon McGuffin (avec Nicolas de Crécy, Futuropolis, 2009). Environs et mesures, essai sur la localisation des lieux imaginaires, a été publié au éditions Le Promeneur en 2011. Auteur également de nombreuses fictions radiophoniques pour France Culture, France Musique et France Inter, dont Un immense fil d’une heure de temps (Grand Prix sgdl de la fiction radiophonique) et Histoire de Bouvard et Pécuchet, copistes (libre adaptation du roman de Gustave Flaubert). Le Ring, adaptation pour jeune public du Ring de Richard Wagner a été enregistré en public à la Salle Pleyel en 2011 (orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Alan Gilbert – récitant, Éric Caravaca). Dialogue de Bouvard et Pécuchet, adaptation théâtrale cette fois, a été mis en lecture par Alain Langlet et Hervé Pierre au Théâtre du Vieux Colombier en 2011. Le monologue Façons, contrefaçons a été interprété par Thibault de Montalembert à la Villa Médicis en 2012, dans le cadre d’une résidence de l’auteur à l’Académie de France à Rome.

François-Xavier Guinnepain, création lumières et scénographie
Ingénieur de formation, François-Xavier Guinnepain se consacre pleinement à sa passion après plus de 12 années passées dans l’industrie. Ses rencontres et son expérience atypique l’amènent à collaborer aux travaux de restitution de l’éclairage historique du Théâtre de la Reine au château de Versailles. Il enrichit son expérience de la création lumière sur le terrain – en France et à l’étranger en assurant des missions de régie générale et régie lumière, notamment pour les productions du Théâtre Impériale de Compiègne, du Théâtre Montansier et de la Comédie Française. Il signe les lumières des créations lyriques du metteur en scène Jean-Philippe Desrousseaux dans des décors du peintre Antoine Fontaine : Hyppolyte et Aricie ou la belle-mère amoureuse (parodie d’opéra pour marionnettes), Atys en folie -(parodie d’opéra pour chanteurs et marionnettes), La guerre des théâtres (création pour les 300 ans de l’Opéra-Comique). Auprès du même metteur en scène, il complète son expérience de la lumière en assistant les travaux de scénographie : Pierrot lunaire de Schonberg (théâtre musical avec marionnettes bunraku), Polichinelle invisible chez le roi de la chine (pièce pour chanteur et marionnettes) et Cendrillon (opéra d’Isouard). Remarqué par les observateurs, il continue d’enrichir son travail artistique en collaborant avec – entre autres – le chorégraphe Mehdi Slimani et le directeur artistique d’Arnaud Marzorati.


TARIFS
Tarif plein : 17 €
Tarif réduit : 12 € (étudiants, demandeurs d’emploi, adhérents des Amis des Concerts, habitants de la commune de Villefavard)
Gratuit pour les moins de 16 ans

réservations

à compter du 15 janvier 2021